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Notre Histoire
Des quelques 300 brasseries que comptait l'arrondissement de Valenciennes au début du siècle, la Brasserie La Choulette est l'unique héritière.
C'est en 1977 qu'Alphonse Dhaussy acquiert la brasserie Bourgeois-Lecerf déjà riche d'une longue histoire, anciennement brasserie Dubois-Lecoq fondée en 1885.
Il redevient donc brasseur comme son père et son grand-père, permettant à son fils Alain de perpétuer à son tour la tradition familiale.
En 1986, celui-ci reprend les rênes de l'entreprise qui s'appelle désormais Brasserie La Choulette.
Pour en savoir plus
L'univers de la bière vous intéresse... alors le site web de l'association des Brasseurs de France dont fait partie notre brasserie s'adresse à vous.
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Tradition
familiale
depuis 1895 |

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de brasser
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Une longue tradition familiale,

Dans le village d'Hordain à une quinzaine de kilomètres au sud de Valenciennes, La Choulette est l'une des dernières brasseries artisanales de la région Nord-Pas-de-Calais ; en revanche, l'arrondissement de Valenciennes comptait, en 1910, plus de 243 brasseries.
Héritière de ce riche passé brassicole, la Brasserie La Choulette a conservé l'authenticité d'une véritable production artisanale. Elle revendique aujourd'hui un terroir : le Nord.
Chez les Dhaussy, la brasserie est également une affaire de famille, un métier, une passion transmise de génération en génération.
Jules Dhaussy (1865-1935) agriculteur à Iwuy trace le premier sillon. En 1895, il acquiert une brasserie à vapeur. Dailleurs, lunivers brassicole ne lui est pas complètement inconnu : il a déjà travaillé comme ouvrier à la brasserie Derieux. Avec l'orge cultivée sur l'exploitation, l'agriculteur brasseur confectionne des bières blondes peu alcoolisées quil vend aux ouvriers agricoles. La brasserie apporte alors un complément de revenus tout en favorisant les activités de la ferme. À force de travail, la reconnaissance arrive : la ferme brasserie Dhaussy est répertoriée en 1902 dans l'annuaire des brasseurs.
À lépoque, la brasserie prospère autant que l'activité agricole. Alphonse Dhaussy (1892-1967) en compagnie de sa femme Berthe Collet, également fille d'agriculteur, poursuit l'uvre de son père.
Les affres de la Première Guerre mondiale némoussent pas la volonté de cet homme : la brasserie réquisitionnée puis détruite, il brasse alors chez son oncle à Eswars près de Cambrai. Le savoir-faire d'Alphonse Dhaussy est reconnu dans le canton. Dailleurs Henri Bourgeois de la brasserie Bourgeois-Lecerf d'Hordain sapprovisionne régulièrement en levure chez lui.
Dans la famille Dhaussy, le métier de brasseur est aussi une affaire de femme.
Dès quelles en ont lâge, les deux filles, Maria et Jeanne, aident leur père qui les initie à l'art du brassage. Elles font ainsi partie des rares femmes à avoir brassé :
En ce temps-là, dans de grandes cuves, nous mêlions la bière avec de grandes fourches, manche en bois et dents de fer
cétait lourd ! Il fallait mêler tout le temps.
se souvient Jeanne qui, malgré la dureté du travail, garde dinoubliables souvenirs.
Plus tard, Alphonse et Jules viennent agrandir la famille. Le premier, Alphonse s'occupe dès son plus jeune âge de livrer chez les particuliers les caisses de bière blonde peu alcoolisée (le père assisté d'un ouvrier assurant la manipulation des tonneaux). Mais lessor des bières de fermentation basse annonce le déclin de l'entreprise familiale.
En 1951, la brasserie Dhaussy sarrête. Alphonse Dhaussy décide alors de continuer le commerce de la bière et devient entrepositaire pour la brasserie Baré de Valenciennes, tandis que le second fils, Jules Dhaussy, conserve la ferme familiale dont l'activité agricole reste importante.
Une nouvelle génération de brasseurs
En 1977, Alphonse Dhaussy a l'opportunité de reprendre la brasserie Bourgeois-Lecerf à Hordain. En redevenant ainsi brasseur, il offre à son fils, Alain, la possibilité de poursuivre luvre de son grand-père. Alphonse et Alain Dhaussy tentent un pari fou : relancer les bières de garde à fermentation haute alors quautour d'eux, les brasseries régionales ferment leurs portes les unes après les autres. Au terme d'un dur et long combat, la brasserie Bourgeois-Lecerf retrouve sa splendeur d'antan.
En 1981, est lancée une bière ambrée, puissante en goût. La Choulette, tel est le nom de cette bière de garde. Un nom tiré d'un jeu traditionnel et populaire du Nord, la Choulette ou jeu de crosse-golf dont l'origine remonte à la plus Haute Antiquité.
La petite brasserie d'Hordain, héritière du patrimoine brassicole de lOstrevant, trouve dans les recettes familiales les ressources nécessaires à son développement.
En 1986, Alain Dhaussy, artisan brasseur, prend définitivement en charge lentreprise familiale quil baptise, Brasserie artisanale La Choulette, en témoignage de son attachement à ses racines locales.
La Brasserie La Choulette aujourd'hui
Avec une production annuelle de 4 000 hl, l'influence de la brasserie ne se limite pas au seul territoire de Valenciennes. Au contraire, les bières brassées dans le village dHordain sont distribuées sur l'ensemble du territoire national et même au-delà. Elles sexportent ainsi en Grande-Bretagne, en Italie et aux États-Unis.
La brasserie emploie aujourd'hui onze personnes dont quatre à la fabrication des bières. Quant aux autres, elles travaillent à leur distribution en direct sur la région Nord.
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